Syndicat des Psychiatres des Hôpitaux

L’EPSM Val de Lys-Artois termine 2016 sur un excédent de 200 000 €


Publié le 30/01/17

L’EPSM Val de Lys-Artois a amélioré sa situation financière en 2016, porté par les différentes réorganisations conduites sur l’année. Ces réorganisations se poursuivront en 2017. Il s’intégrera aussi dans le GHT psychiatrie 59-62 et formera avec les établissements de l’Artois une communauté psychiatrique de territoire.

L’établissement public de santé mentale (EPSM) Val de Lys-Artois à Saint-Venant (Pas-de-Calais) termine finalement l’année 2016 sur un excédent de 200 000 euros (€) alors qu’il tablait dans son état prévisionnel des recettes et des dépenses (EPRD) sur un léger déficit de 122 000 €. Lors de la cérémonie des vœux du 24 janvier, le directeur, Christian Burgi, indique également que l’établissement a pu établir une marge brute de 6,8% contre 4,6% en 2015. De même, sa capacité d’autofinancement (Caf) est passée à 4,8 millions d’euros (M€) alors qu’elle n’était que de 1,5 M€ en 2014 et négative en 2013.
Cette amélioration de la situation financière est due aux différents changements dans l’organisation des unités hospialières. Le directeur a ainsi cité le regroupement d’unités du pôle centre dans un bâtiment (13), le changement de vocation d’une unité devenue unité de réhabilitation psychosociale, le regroupement des unités du pôle est dans deux bâtiments (14 et 3), la réorganisation des unités du pôle ouest sur deux bâtiments également (7 et 12), le transfert et l’extension des unités de réhabilitation sur deux bâtiments (8 et 12) ainsi que l’ouverture d’une unité d’hospitalisation dédiée à l’addictologie sur le bâtiment 15. Ces réorganisations ont aussi eu un impact sur l’activité en volume. La file active de psychiatrie adulte est restée stable mais avec une diminution de la file active en hospitalisation temps plein de 8% et des journées de 12%. La file active de psychiatrie infanto-juvénile est elle en légère baisse de 5% avec une diminution en hospitalisation complète de 15% de la file active et de 23% des journées. À l’inverse, l’EPSM a constaté une augmentation de l’activité ambulatoire en psychiatrie adulte de 2% en file active et de 4,5% en actes.

Mise en place du GHT et CPT en vue

L’année 2016 a aussi été marquée par la mise en place du dossier patient informatisé qui s’est déployé sur le pôle ouest et a été étendu au pôle est. Cette opération a eu un impact important sur les services administratifs ainsi que sur les professionnels de santé. Ce fut aussi l’année de la structuration de nouveaux cadres de coopération. Avec le groupement hospitalier de territoire Nord-Pas-de-Calais (GHT 59-62), à laquelle appartient l’EPSM. Un diagnostic territorial a été établi, « prélude à une communauté psychiatrique de territoire (CPT) sur l’Artois« , a indiqué le directeur. Une première phase de diagnostic commun a eu lieu avec les autres établissements de l’Artois, à savoir : Béthune, Lens, Hénin-Beaumont, Arras et l’Association hospitalière nord

 Artois cliniques (Ahnac). Les projets médicaux partagés des GHT de l’Artois et de l’Artois-Ternois ont aussi dans ce cadre été ajustés.

Projet d’établissement 2017-2022

« L’année

2017 doit nous permettre de relever le défi de l’attractivité médicale, de la consolidation du changement, du lancement réussi des opérations d’investissement et de lancement de projets d’enrichissement de nos pratiques sur le champ sanitaire et de l’offre médico-sociale« , a indiqué Christian Burgy. L’EPSM prévoit l’ouverture d’un hôpital de jour sur Saint-Omer, l’entrée dans le bâtiment 11 des unités du pôle centre ou encore la rénovation des bâtiments 1 et 2. Des pourparlers sont en cours avec la mairie d’Aire-sur-la-Lys pour une réimplantation concertée des structures extrahospitalières. En outre, un investissement sera effectué sur le système d’information. Le projet d’établissement 2017-2022 sera rédigé aussi cette année. Quant au GHT, il devrait connaître « un réveil dès le deuxième trimestre avec l’arrivée de la directrice de l’établissement support » (EPSM d’Armentières), Valérie Beneat-Marlier. En outre, la structuration des deux grandes communautés d’agglomération que sont Artois Lys Romane et Pays de Saint-Omer, invitent l’EPSM Val de Lys-Artois à organiser ses interventions en faveur des usagers au travers des contrats locaux de santé mentale.

Géraldine Tribault